Les effets locaux du changement climatique
Indéniablement, le climat évolue !
- Phénomène de retrait / gonflement des argiles (RGA) lié aux épisodes de pluie et aux sécheresses, plus marqués, provoquant des fissures, des désordres, des solicitations des assurances, des demandes de classement en catastrophe naturelle…
- https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/retrait-gonflement-argiles-construction
- https://www.adaptation-changement-climatique.gouv.fr/dossiers-thematiques/impacts/retrait-gonflement-des-argiles-quoi-sattendre-et-sadapter
- https://www.cerema.fr/fr/actualites/phenomene-retrait-gonflement-sols-argileux-rga-definitions
- Hauteurs de pluies orageuses plus importantes chargeant les réseaux unitaires du bourg et activant nos 7 déversoirs d’orage qui font passer le trop plein directement dans l’environnement. C’était rare au moment de leur création. Cela devient inacceptable avec des pluies nettement plus denses.
- Avec pour conséquence la nécessaire modification de la station d’épuration du bourg de Thuret en créant un réservoir d’orage en entrée de station et la suppression des déversoirs d’orage pour qu’aucune eau usée, même lessivée, n’aille directement dans le milieu naturel.
- Le réseau de Chassenet est séparatif : les eaux pluviales et de ruissellement ne se mélangent pas avec les eaux usées. Il est indispensable de continuer de bien séparer les eaux de pluie des eaux usées ! Et si possible de garder sur sa parcelle ses eaux de pluie !
- Évolution de certaines grandes cultures s’adaptant aux sécheresses d’été, voire de printemps, et besoin d’irriguer plus crucial pour un nombre important de cultures conventionnelles qui exigent de pouvoir arroser régulièrement pour maintenir les rendements et parfois juste les végétaux vivants et donc des actions pour le faire :
- hausse du barrage de la Sep pour augmenter le volume d’eau d’irrigation disponible pour les agriculteurs adhérents,
- augmentation des demandes d’autorisations de pompages agricoles dans la nappe phréatique de surface, et parfois dans des nappes plus profondes, plus anciennes, captives.
- création de bassines,
- et aussi attention plus grande aux process d’arrosage,
- augmentation des arrêtés préfectoraux régulant l’usage de l’eau agricole,
- nécessaire concertation dans l’utilisation de l’eau,
- efforts de tous…
- Avec des éléments hydrologiques impactés :
- Nos deux ruisseaux, alimentés par la nappe phréatique de surface, ont des périodes à sec de plus en plus récurrentes maintenant quasi chaque année, plus nombreuses et de plus en plus durables.
- Nos deux stations d’épuration rejettent les eaux traitées dans chacun de ces ruisseaux et n’ont l’autorisation de le faire que si l’étiage de chaque ruisseau est suffisant… Que faire quand le ruisseau ne coule plus ?
- Ces ruisseaux n’ont pas de soutien d’étiage comme la Morge ou l’Allier par exemple et sont totalement tributaires du niveau de la nappe phréatique de surface de la plaine de la Limagne, alimentée exclusivement par les pluies.
- la source du Merdanson est à Sardon où il s’appelle le ruisseau des Prés Fleuris, devenant Merdanson en traversant Thuret,
- Celle du Ri à Chassenet est dans le creux entre Les Péroches et La Canière et dans la zone humide qui précède l’étang des Aurancheix.
La commune a rempli, avec les éléments ci-dessus, le questionnaire d’enquête adressé aux communes sur les effets locaux du changement climatique proposé par The Shift Project de Jean-Marc Jancovici https://theshiftproject.org/publications/lancement-grande-consultation-maires/
L’évolution probable du climat à Thuret par MétéoFrance